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mercredi 6 mars 2013

Hugo CHAVEZ





Le décès d'Hugo Chavez a été pour le peuple venezuélien l'occasion d'entamer une nuit de deuil. Pour des citoyens honnêtes et des humanistes du monde entier de verser une larme de compassion. Et pour ces mêmes médias qui diffamaient le président venezuélien de son vivant, de s'attaquer à sa personne et à son oeuvre d'autant plus fortement depuis sa disparition.

Atteintes à la liberté de la presse, gouvernement autoritaire... les accusations n'en finissent pas : tentons de distinguer le vrai du faux.

TF1 décrit Hugo Chavez, le jour de sa mort, comme celui qui a "mis au pas la presse et la télévision". Le Figaro salue la mort d'un "provocateur". Le Parisien évoque quatorze ans d'un "règne" "nationaliste, populiste et autoritaire".

La palme revient à la diatribe mensongère de Libération, soi-disant journal de gauche, qui intitule son article de propagande : "Hugo Chavez, du putsch manqué à la dérive autocratique".

Quelques rappels essentiels. Sur la liberté d'expression, tout d'abord.

-Hugo Chavez a fermé, en 2002, une chaîne, sur des centaines. Un présentateur de cette chaîne avait appelé à tuer le président Chavez lors du coup d'Etat mené par les Etats Unis, contre une récompense de 20.000 dollars. Imagine-t-on qu'une chaîne qui appelerait à tuer François Hollande en France soit laissée telle quelle par le gouvernement après cet appel au meurtre ?

-Vingt en une chaîne de radios sur des milliers ont été fermées par l'Etat pour la même raison.

-On reproche aussi à Chavez d'avoir nationalisé des chaînes privées. Examinons ces nationalisations : en 2000, 2% de l'audience des médias était contrôlée par le gouvernement. En 2010...5.4% de cette audience était dans les mains de l'Etat. Voilà donc les fameux crimes contre la liberté d'expression, le muselage de la presse opéré par le tyran venezuélien.

Comparons ces chiffres à ceux de la France : alors qu'au Venezuela, 5.4% des médias appartiennent à l'Etat, en France, 37% des médias sont entre les mains du gouvernement ! Si le Venezuela vit au sein d'une dictature qui étouffe la liberté de la presse, alors nous vivons dans un totalitarisme. Cela n'a pas empêché reporters sans frontières de classer le Venezuela 115ème pays sur 168 pour la liberté de la presse. Il y a de quoi se demander sur quoi ces critères sont basés. 

Voilà pour la presse. Parlons maintenant de démocratie. Hugo Chavez a violé sa propre Constitution en se représentant en 2012 pour la troisième fois, les mandats présidentiels étant limités à deux fois. Un fait que n'ont pas manqué de pointer du doigt l'immense majorité des journaux télévisés, des quotidiens, des chaînes de radios occidentaux...mais plutôt que de lire ce qu'en pensent le Figaro, le New York Times, Libération ou le Washington Post, écoutons plutôt les sages paroles de l'ancien président des Etats-Unis, Jimmy Carter, en 2012 (qui lui ne peut pas être accusé de propagande anti-capitaliste...) :

"Le Venezuela possède la meilleure Constitution du monde"

Et pour cause : l'article 72 de la Constitution propose un référendum révocatoire d'initiative populaire, c'est-à-dire donne la possibilité au peuple, après la signature d'une pétition, de voter la destitution de son Président. Interrogeons-nous sur nos propres "démocraties" : que pouvons-nous faire si, demain, une majorité décide que Hollande n'a pas sa place à la tête de l'Etat ? Nous ne pouvons qu'attendre les prochaines élections. Dans le même cas de figure, les Venezuéliens peuvent réclamer un vote.

Les détracteurs d'Hugo Chavez rétorqueront bien sûr qu'une telle mesure est trop utopique pour que le gouvernement décide un jour de la laisser appliquer. Ils ignorent sans doute qu'en 2004, un référendum révocatoire a été demandé par pétition, et que les chavistes l'ont emporté à 60%. A-t-on l'exemple d'un acte aussi démocratique que celui-là en Occident ? A-t-on un seul exemple de dirigeant européen qui déclare à son peuple : "aidez-moi à gouverner", comme ce fut le cas de Chavez ?

Voilà pour le gouvernement autocratique.

On accuse enfin Chavez de jouer sur un mysticisme révolutionnaire excessif autour de sa personne, qui donnerait lieu à un culte de la personnalité stalinien de la part des Venezuéliens. Informons les auteurs de cette nouvelle calomnie qu'en 2007, Hugo Chavez a proposé au peuple un référendum qui permettrait au Président de se re-présenter aux élections à l'infini : le référendum a été refusé par les Venezuéliens : une preuve s'il en est du contrôle qu'ils gardent sur la politique de leur pays et de leur lucidité par rapport aux événements, une preuve que ce culte de la personnalité, qui aurait privé le peuple tout entier de son esprit critique, n''est qu'une invention mensongère ; une preuve aussi du caractère démocratique du régime.

Si on ne peut parler de culte de la personnalité autour de Chavez, on peut en revanche évoquer le profond amour que lui voue la majorité des couches populaires venzuéliennes. La cause de cet amour populaire pour le Commandante nous aidera à comprendre pourquoi Chavez est diabolisé dans les médias occidentaux. La pauvreté a diminuée de moitié depuis l'arrivée de Chavez au pouvoir (24% aujourd'hui, 50% en 2000) ; la pauvreté extrême a été divisée par trois(de 21% à 7%), et l'indigence (c'est à dire le statut de mendiant) a complètement disparu ; le chômage est descendu à 7%. L'analphabétisme a été éradiqué en 2006, la mortalité infantile diminuée de moitié. Comment Hugo Chavez est-il parvenu à ce miracle économique et social ? Tout simplement en effectuant une politique inverse que celle de l'Europe à l'heure actuelle :

le Smic a été augmenté à de multiples reprises, une partie des entreprises nationalisées, l'âge de la retraite descendu à 60 ans, l'accès à la santé rendu gratuit, des millions de postes de fonctionnaires créés... le modèle socialiste venezuélien est une preuve qu'une alternative au libéralisme, généralisé en Europe, est possible : voilà pourquoi il est important, aux yeux des médias européens et américains, chiens de garde de l'Empire mondialiste, de faire passer le Venezuela pour une dictature stalinienne et liberticide. Ainsi, le citoyen occidental, trompé par ces informations, peut commencer à penser que le seul choix possible qui puisse exister réside entre le capitalisme ou la dictature.

Malgré l'énormité des mensonges proférés par la majorité des journaux d'Occident, la mode est encore et toujours à la calomnie ; à l'heure où le Venezuela est plongé dans la souffrance et le deuil d'un être qui a combattu sa vie entière pour le droit à la vie et à la dignité des plus humbles, la diabolisation continue de plus belle en Europe. Dictateur, tyran, autocrate : la violence et la fausseté des insultes n'a plus de limites, de la part de ces médias, tout comme leur capacité d'attenter à la dignité de celui qui est d'ores et déjà surnommé par son peuple le "Nouveau Bolivar" ou el "Libertador".



Sources : AGORAVOX

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dimanche 24 février 2013

BD


Sous la neige et dans la bise glaciale, les premiers repérages photo d'une bande dessinée ayant pour sujet la résistance et les évènement du 15 juin 44 à Saint Donat / Herbasse.

Pour plus de détails sur GOOGLE  : juin-1944.webcomics.fr/page/couverture-provisoire.
 
(A SUIVRE).


mercredi 20 février 2013

JEUNES ET VIEUX

Je dédicace ce dessin de Philippe GELUK, à tous les adhérents de la MJC de St Do, nés avant 1950.

mardi 19 février 2013

SPANGHERO, qui ? quoi ?



L’entreprise SPANGHERO a été reprise en 2009 par le groupe coopératif basque LUR BERRI. Le PDG est Aguerre BARTHELEMY qui est vice président du groupe COOP LUR BERRI et président d’Arcadie Sud ouest.
Il est agriculteur, maïs semence, à St Palais (64). Il est propriétaire également de deux grosses exploitations une au Maroc et une en Argentine, qu’il a cédées à son fils.
Il est conseiller général UMP de St Palais, lors des législatives de 2012, il était suppléant de Jean LASSALE.
L’abattoir de Castelnaudary appartient à Arcadie Sud ouest. Arcadie appartient pour 43 % au groupe coopératif LUR BERRI. Arcadie, en 2008, a été accusée de tromperie sur la qualité ; souvenons-nous de l’usine de Cholet où de la viande avariée avait été découverte.
Les restructurations vont bon train, ainsi en octobre Arcadie a fermé son abattoir de Castelnaudary avec 200 salariés sur le carreau.
Le groupe coopératif LUR BERRI annonce plus d’un milliard de chiffre d’affaires, 650 salariés, 5000 coopérateurs adhérents. LUR BERRI c’est des partenariats LABEYRIE, SPANGHERO, l’Union bovine Adour Garonne, MARTIKO, PIONEER, ARCADIE, PINGUIN, AGRIDIS.
LUR BERRI et ses filiales : SAS LB, SAGA BOUET, Ets PEDEFER, AX’EL, AGRIROBOT, LURALI, COUSTENOBLE, PALMITOU, LUR BERRI distribution, LUR BERRI jardineries, Mr BRICO Sud Ouest, ALISO travaux agricoles.
Ce montage s’apparente totalement à un groupe privé avec ses participations, ses filiales, sa holding, sa nébuleuse, même si ce n’est pas une surprise, nous devons nous appuyer sur ce scandale pour faire un électrochoc en remettant sur la table les stratégies gestion et gouvernance des COOP.
Dans l’éditorial de la Charente Libre du 18 février, Yvan DRAPEAU titre : « La coopérative a perdu son âme », il écrit notamment « un groupe coopératif qui triche c’est aussi grave qu’un instituteur pédophile ou un juge corrompu, il trahit non seulement ses adhérents et les consommateurs mais l’esprit même de l’agriculture identitaire qu’il prône.
Les problématiques posées par cette affaire :
La spéculation sur le marché des matières premières agricoles via des traders ou directement sur les marchés des produits dérivés devrait être interdite. Les produits agricoles et alimentaires ne sont pas des produits comme les autres, ils répondent à un besoin élémentaire des peuples.
Les fraudes à l’origine ou à la nature des produits sont inhérentes à un système basé sur l’autocontrôle des entreprises et la recherche du bénéfice et profit maximum à court terme. La
puissance publique doit reprendre la main en se donnant les moyens humains et financiers en termes de contrôle.
Le syndicat national de l’industrie alimentaire dont SPANGHERO a été longtemps président s’est battu et se bat contre la mention d’origine des produits utilisés dans la fabrication des produits alimentaires. Le gouvernement et l’Europe doivent se mobiliser pour exiger que ces mentions d’origine deviennent obligatoires.
 La rapidité avec laquelle la DGCCRF et la DGA a opéré dans l’enquête démontre la fiabilité du système de traçabilité. Il n’y a donc pas nécessité de renforcer la réglementation à la production.
Les sanctions en cas de fraude représenteraient 10 % de la marge bénéficiaire de la société SPANGHERO. Elles ne sont pas au niveau, il faut se battre pour que, la réglementation prévoit que le niveau de la sanction représente 100 % du bénéfice qui a été dégagé grâce à la fraude.

Une fraude de cette ampleur doit également sanctionner le PDG, le Président et le Directeur de la Société et ne pas remettre en cause l’entreprise si l’outil industriel est conforme aux normes. En effet, ce n’est pas aux salariés de faire les frais de la magouille de la direction.
Les éleveurs dans cette affaire sont les victimes, ils ont droit à la double peine.

Explications :
La fabrication des lasagnes nécessite deux produits agricoles essentiels : céréales pour la fabrication des pâtes et viande.
Le prix des céréales donc de la farine donc des pâtes a augmenté de manière importante en 2011 et 2012 entrainant une hausse des coûts de production pour FINDUS - COMIGEL. Devant la pression de la grande distribution, FINDUS – COMIGEL, pour conserver leurs marges tout en limitant la hausse du prix du produit fini ont demandé aux marchés de leur fournir de la viande bovine dit minerai par cher. SPANGHERO a répondu à cette demande via des traders en achetant à prix cassés de la viande de cheval de Roumanie qu’il a transformé en viande de boeuf en empochant au passage 500 000 € de marges.
Les éleveurs français sont donc doublement victimes :
 Ils doivent faire face à une hausse de 50 % du coût de l’alimentation en farine.
 Cette hausse des coûts n’a pas été répercutée sur le prix du bétail car les acteurs comme le négoce, les transformateurs privés et coopératives ont joué sur les importations à bas prix pour empêcher toute hausse.

Les coopératives ont constitué des monstres qui n’ont rien à envier aux industriels privés. Ce sont les mêmes montages avec rachat d’entreprises, fusion, restructuration. Les présidents et vice présidents deviennent des PDG, les coopérateurs sont transformés en petits actionnaires qui ont droit à l’assemblée générale de la coop aux mêmes discours que le PDG prononce lors d’une assemblée d’actionnaires. Il n’est donc pas étonnant que les groupes coopératifs soient gérés en passant par pertes et profits les valeurs fondamentales de la coopération.
Les coopératives bénéficient d’avantages fiscaux liés à leur statut, l’état peut donc intervenir pour qu’en contrepartie, elles soient gérées et gouvernées autrement que les sociétés privées. Si l’état ne refixe pas un cadre strict aux coopératives, l’Europe finira par considérer que les avantages fiscaux des coop sont une atteinte à la libre concurrence.
Cette note a comme seul objectif d’inciter chacun à la réflexion afin de construire des propositions.
L’affaire SPANGHERO Coop LUR BERRI est l’occasion de mettre sur le devant de la scène la question de la coopération qui avait fait l’objet d’une intervention à notre congrès de Tartas.

Alain GAIGNEROT
Directeur du MODEF

jeudi 14 février 2013

Note de lecture

"Quelqu'un d'autre" de Tonino Benacquista, un bouquin que j'ai bien aimé et que je voudrais faire partager.

Résumé :
Deux quadragénaires désabusés se rencontrent à l'occasion d'un match de tennis au cours duquel chacun des joueurs décèle chez son adversaire des traits de caractères comme autant de faiblesses. A son issue et autour de plus d'un verre, Thierry Blin et Nicolas Gredzinski se retournent sur leur passé et envisagent leur avenir : ni la vie trop prévisible d'encadreur de quartier, ni celle de commercial sans ambition ne les satisfont. Ils se promettent de se retrouver dans trois ans exactement, après être devenu 'quelqu'un d'autre'. A travers ces nouvelles ambitions, l'une consciente et radicale, qui passe par le changement d'identité et la chirurgie esthétique, l'autre, plus lente et insidieuse, qui emprunte le chemin de l'alcool, leurs véritables personnalités vont se révéler et s'exalter. 

Les randos de la MJC : St Martin des Rosiers

Quelques traces de neige au point culminant

Le plus grand vitrail d'Europe de l'église de St Martin

samedi 9 février 2013

Anniversaire


Regardes bien, 
Céleste comment fait Alice pour souffler ses deux  bougies,
 car dans quarante jours, ce sera à toi !!!
Pépé Jojo