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mercredi 2 septembre 2015

Note de lecture : Entre ciel et terre de Jon Kalman Stefansson


Entre ciel et terre, il y a la mer, celle d'Islande, versatile, calme dans ses profondeurs, tourmen­tée à sa surface où elle nargue une lumière aux couleurs froides. Il y a le temps, immuable comme les étoiles, ces lointaines étrangères, parfois boussoles, parfois ennemies. Ici, en ces confins, le jour s'écoule, le soir se pose, le silence enve­loppe toute chose, toute âme. Le vent colporte bien quelques paroles, mais elles sont vite emportées par l'oubli. Entre ciel et terre, il y a des mots, ceux de Jón Kalman Stefánsson, écrivain islandais pour la première fois traduit en français avec une grâce inouïe par Eric Boury. Ces mots-là sont « des brigades de sauveteurs » qui jamais ne renoncent à leur quête, arracher au vide - enfer ou paradis - des vies noyées dans l'indifférence.
Une histoire de pêcheurs à la morue, de marins perdus dans l'âpreté des jours et des nuits, de gamin blessé à jamais, de son camarade trop épris de poésie, de gelures et de solitude, de trahison et de rédemption, de capitaine aveugle épris de littérature qui navigue sur des « cartes de géographies obsolètes », rien que de pauvres livres rescapés dont la prose défie les abysses. L'un d'eux est signé Milton, poète anglais, aveugle lui aussi. Il s'intitule Paradis perdu.
Entre ciel et terre - le roman - est un requiem à la force tellurique. Il enfle et se déchire comme un long poème venu des ténèbres, parle de souffrances et de croyances, de mal de vivre et d'infortune, d'amitié déchirée et de destinée malmenée. Récit initiatique, quête métaphysique, explosion des sens ? Il y a dans cette écriture au long souffle, à la tendresse palpable, quelque chose de miraculeux qui serait magie des images, magie des mots, « de ceux dont on peut se passer pour survivre, mais pas pour vivre ». Jón Kalman Stefánsson fait se découvrir l'impalpable, lui insuffle fureurs et mélancolies et convie le lecteur, non sans dérision, à sombrer avec elles : « C'est dans nos propres souvenirs que nous plongeons, c'est là que se trouve le fil qui nous relie à l'existence. Des souvenirs de ces jours où nous étions on ne peut plus vivants, ces jours où il neigeait, où il pleuvait sur nos vies, ces moments brûlants de soleil, sombres de nuit... »
Histoire d'un autre temps, d'un autre monde, Entre ciel et terre explore la lisière entre songes et réalités, conscience et innocence, trace une route vertigineuse à travers le fracas de l'humanité et nous invite à cheminer avec un gamin porteur d'espérance, messager malgré lui d'une poésie intemporelle. Celle nichée dans un livre meurtrier... « Il veut atteindre l'essentiel, quel qu'il soit, il voudrait découvrir si l'essentiel existe, mais il est parfois difficile de réfléchir et de lire quand on est tout vermoulu après une journée épuisante à ramer. Ses pensées peuvent être tellement lourdes qu'il parvient à peine à les soulever, alors, il est à des lieues de l'essentiel. » On lui souffle deux mots. Loyauté. Amitié.
TELERAMA


Un retour en Islande à travers les mots de cet auteur, vers ce pays qui t'avait tant plu.

lundi 31 août 2015

Barbara Deschamps - Le vent



Ma deuxième rencontre avec cette artiste de grand talent et cette fois pour un concert.
C'était samedi dernier à la Bastide sur Besorgues, chez Hervé (Lou Tarare) avec Jacqueline et Jo. Une très belle soirée, pleine d'émotion. Barbara était accompagnée par sa fille Céline. Elles seront à nouveau dans la Drôme en novembre à Pont de l'Isére  

jeudi 20 août 2015

Rando : Archiane, la croix du Lautaret



Photos G.MASSABO
Une belle randonnée proposée par Gilbert au départ d'Archiane (Vercors Sud). nous partons par le GR 93, puis par une petite sente à gauche qui monte très raide jusqu'à la piste forestière qui arrive à la combe de Coureau ou nous cassons la croûte.
Après le repas nous montons à vue vers la croix du Lautaret (1951 m.). Du sommet un panorama à 360 ° (Le Veymont, le Mont Aiguille, le Dévoluy, le Glandasse...).
Nous redescendons sur la bergerie du jardin du roi. Un long cheminement à travers une nature sauvage et quelques lapiaz nous ramène vers la magnifique combe de l'Aubaise.
Nous avons mis sept heures pour faire les 23 km et les 1450 m de dénivelé de cette randonnée. Une randonnée à réserver  à des marcheurs bien entraînés.

jeudi 13 août 2015

Paysan

RANDO : Herbouilly par le Pas du Fouillet




Photos Jean CROZAT
Mercredi, 9 heures, nous sommes 8 au départ de St Martin en Vercors. Nous prenons le chemin face au tilleul de Sully en direction des Domarières et de St Julien. A St Julien, nous grimpons jusqu'au Pas du Fouillet ( 1453m) par une bonne montée. Après le casse-croute au Pas, nous prenons la direction d'Herbouilly par le Col de Chalimont et retour par le Pas de St Martin. Plus ou moins 20 km et plus ou moins 1000 m. de dénivelé.