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mercredi 6 août 2014

Arnaque

Je ne sais pas pour vous, mais nous, nous sommes inondé de propositions pour une assurance  "fuite d'eau" proposée par VEOLIA.
Voici la position de la CLCV :


Les contrats d’assurance « fuite d’eau » sur la sellette
La CLCV a analysé les contrats proposés et assigné en justice les sociétés qui les proposent et leurs partenaires distributeurs.
Téléphone, voyages, neige ou soleil pendant les vacances, réputation sur Internet… aujourd’hui, il est possible de s’assurer pour à peu près tout. Et nous sommes constamment sollicités pour souscrire des assurances au-delà des secteurs classiques que sont l’habitation, la voiture ou la santé.
Or, on l’ignore souvent, les contrats proposés regorgent d’exclusions en tous genres qui sont, la plupart du temps, passées sous silence au moment de la vente par manque de formation ou de professionnalisme. Le vendeur se contente d’effrayer le client qui souscrit un contrat dont il ignore les détails. 
Assurance de niche
Les assurances fuite d’eau sont une bonne illustration de la prolifération de ces assurances de niche, curieusement appelées « assurances affinitaires » par les professionnels.
Une fuite d’eau qu’on n’aura pas été en mesure de détecter rapidement, sur une canalisation enterrée ou inaccessible, pourra donc être la cause d’une surconsommation importante.
Dans ce contexte, des compagnies d’assurance proposent depuis quelques années des contrats d’assurance « fuite d’eau » destinés à garantir le consommateur face à ces situations.
Précision : les contrats d’assurance fuite d’eau concernent uniquement les fuites d’eau après compteur, celles avant compteur étant de la responsabilité du fournisseur d’eau. Ces assurances ne concernent pas non plus les dommages causés à vos biens par une fuite, le dégât des eaux étant couvert par l’assurance multirisque habitation.   
Un intérêt limité
Alertés par des consommateurs qui se voient proposer ces assurances avec insistance, nous avons examiné les principaux contrats. Nous avons voulu vérifier l’utilité des garanties proposées au regard des dispositions légales existantes et des autres assurances déjà détenues.
Les 3 garanties qui sont en majorité prévues par une assurance « fuite d’eau » sont les suivantes :   
Le remboursement de la surconsommation d’eau suite à une fuite sur canalisation : depuis juillet 2013, la loi Warsmann protège l’usager sur présentation d’une attestation du plombier intervenu. Sa facturation est alors limitée au double de sa consommation de référence. Lorsque la loi s’applique, le remboursement de l’assurance « fuite d’eau » est donc très limité.
- Les frais de recherche de fuite : si les contrats étudiés prennent en charge le démontage nécessaire à cette recherche de fuite, ils ne couvrent pas les frais de remise en état. Par ailleurs, de plus en plus de contrats multirisques habitation prévoient déjà les frais de recherche de fuite et indemnisent à la fois le démontage et le remontage.
- L’intervention d’un plombier : si la garantie semble séduisante, les conditions d’intervention du plombier sont très restrictives et des fuites très courantes sont exclues, comme celles des joints des robinets et des appareils sanitaires.
En dehors de quelques cas particuliers (des gros consommateurs  avec une canalisation enterrée, une résidence secondaire,) l’intérêt de souscrire aux contrats assurance fuite d’eau semble donc tout à fait limité.
Des clauses abusives voire illicites
En outre, à la lecture des offres de Doméo (assurances proposées par Veolia) et des offres d’Aquazen et SPB (assurances proposées par la Lyonnaise des eaux), nous avons relevé des clauses potentiellement abusives voire illicites.
Parmi les plus emblématiques, nous avons repéré des exclusions en contradiction avec le dispositif légal : une facture d’eau anormalement élevée ne permet pas de déclencher l’intervention du plombier dans le cadre de l’assurance. Or, c’est précisément dans le cadre d’une augmentation anormale de sa consommation que le consommateur doit faire réparer la fuite par un plombier afin de bénéficier de la limitation légale de sa facture d’eau.
Autre constat : les réparations effectuées par un plombier dans le cadre de l’assurance « fuite d’eau » sont garanties 1 an alors que le délai de prescription en matière d’assurance est de 2 ans.
Enfin, nous avons relevé des conditions de mises en œuvre des garanties restrictives et peu vérifiables comme, par exemple, l’exigence d’une habitation et d’une installation correctement entretenues ou l’exclusion d’un dommage causé par la négligence et le mauvais entretien.       
Pour ces raisons, la CLCV a assigné en justice le 16 juin 2014 Lyonnaise des eaux et les courtiers Aquazen et SPB, ainsi que Doméo et Veolia eau - Compagnie générale des eaux au titre des clauses abusives et illicites.
Des contrats parfois imposés
La commercialisation de ces contrats assurance fuite d’eau peut parfois s’avérer litigieuse. Il nous a, par exemple, été signalé le cas de Nicolas C., qui réclamait la résiliation d’une assurance fuite d’eau à laquelle il n’avait jamais souscrit.
Des forums Internet confirment que la pratique semble répandue : des consommateurs s’aperçoivent ainsi d’un prélèvement mensuel de quelques euros correspondant à une assurance « fuite d’eau » qu’ils contestent avoir souscrite.
Il n’est pas inutile de rappeler que la souscription d’un contrat nécessite le consentement des deux parties …


mardi 29 juillet 2014

lundi 28 juillet 2014

Le témoignage de M. Warschawski



Au cours des 45 dernières années, j'ai participé à de très nombreuses manifestations, de petits rassemblements, faits de quelques irréductibles à des manifestations de masses où nous étions plus de 100 000 ; des manifestations calmes, voire festives et des manifestations où nous avions été attaqués par des groupes de droite voire par des passants. J'ai pris des coups, j'en ai rendus, et il m'est arrivé, surtout quand j'avais des responsabilités, d'être nerveux. Mais je ne me souviens pas avoir eu peur.
Mobilisé, en fait détenu en prison militaire pour avoir refusé de rejoindre mon unité qui devait aller au Liban, je n'ai pas participé, en 1983, à la manifestation où a été assassiné Emile Grunzweig, par contre j'ai été responsable du service d'ordre de la manifestation qui un mois plus tard, a traversé Jérusalem pour commémorer cet assassinat. Nous y avons connu l'hostilité et la brutalité des passants, mais là non plus je n'ai pas eu peur, conscient que cette hostilité d'une partie des passants ne dépasserait pas une certaine ligne rouge, qui pourtant avait été transgressée un mois plus tôt.

Cette fois j'ai eu peur.
Il y a quelques jours nous étions quelques centaines à manifester au centre-ville de Jérusalem contre l'agression à Gaza, à l'appel des "Combattants pour la Paix", A une trentaine de mètres de là, et séparés par un impressionnant cordon de policiers, quelques dizaines de fascistes qui éructent leur haine ainsi que des slogans racistes. Nous sommes plusieurs centaines et eux que quelques dizaines et pourtant ils me font peur : lors de la dispersion, pourtant protégée par la police, je rentre chez moi en rasant les murs pour ne pas être identifié comme un de ces gauchistes qu'ils abhorrent.
De retour à la maison, j'essaie d'identifier cette peur qui nous travaille, car je suis loin d'être seul à la ressentir.
Je réalise en fait qu'Israël 2014 n'est plus seulement un Etat colonial qui occupe et réprime les Palestiniens, mais aussi un Etat fasciste, avec un ennemi intérieur contre lequel il y a de la haine. La violence coloniale est passe à un degré supérieur, comme l'a montré l'assassinat de Muhammad Abou Khdeir, brulé vif (sic) par 3 colons : à cette barbarie s'ajoute la haine envers ces Israéliens qui précisément refusent la haine envers l'autre. Si pendant des générations, le sentiment d'un "nous" israélien transcendait les débats politiques et – à part quelques rares exceptions, comme les assassinats d'Emile Grunzweig puis de Yitzhak Rabin – empêchaient que les divergences dégénèrent en violence meurtrière, nous sommes entrés dans une période nouvelle, un nouvel Israël. Cela ne s'est pas fait en un jour, et de même que l'assassinat du Premier Ministre en 1995 a été précédé d'une campagne de haine et de délégitimation menée en particulier par Benjamin Netanyahou, la violence actuelle est le résultat d'une fascisation du discours politique et des actes qu'il engendre : on ne compte plus le nombre de rassemblements de pacifistes et anticolonialistes israéliens attaques par des nervis de droite. Les militants ont de plus en plus peur et hésitent à s'exprimer ou à manifester, et qu'est-ce que le fascisme si ce n'est semer la terreur pour désarmer ceux qu'il considéré comme illégitimes ?
Sur un arrière fond de racisme lâché et assumé, d'une nouvelle législation discriminatoire envers la minorité palestinienne d'Israël, et d'un discours politique belliciste formate par l’idéologie du choc des civilisations, l'Etat
hébreu est en train de sombrer dans le fascisme.

Michael Warschawski



Reçu de notre amie Laure.

vendredi 25 juillet 2014

Le massif des Ecrins








Nous partons à quatre, mardi matin de La Bérarde (1710 m.) pour le refuge du Promontoire sur la face sud de la Meije (3092 m.) avec une pause à midi au refuge du Chatelleret. La dernière partie, dans la neige est assez raide.
Après un bon repas et une bonne nuit au refuge, nous chaussons les crampons pour une descente plutôt impressionnante. Toute glissade est interdite et la sanction peut être lourde. Retour à la Bérarde par le chemin de montée et casse croûte au parking, et en route pour la deuxième ascension, direction la haute vallée du Vénéon et le refuge de Temple Ecrins .
Après deux heures de montée et 700 m. de dénivelé, nous arrivons au refuge et la pluie commence à tomber. Mais peu importe, nous sommes à l'abri avec un repas copieux et une couette bien chaude pour la nuit.
Comme nous le lui avions demandé, le gardien du refuge nous réveille à six heures, car cette dernière journée devait être chargée. L'objectif était de monter au col de la Temple à 3300 m. soit 900 m. de dénivelé avec une dernière partie où nous devions nous encorder. Après une heure de montée, nous jugeons prudent de faire demi tour, la pluie à transformé le sentier en ruisseau, la roche est glissante et le brouillard ne se lève pas.
Nous redescendons tranquillement à La Bérarde où nous arrivons pour le repas de midi. 
Au bilan, c'est trois très bonnes journées que nous avons passé dans le massif des Ecrins et une fois de plus, nous devons remercier chaleureusement notre ami Gilbert de nous faire partager sa passion pour la montagne.
  

vendredi 18 juillet 2014

USA

Trouvé sur le blog de Loulou des Lilas

...et Léonard PELTIER est toujours en taule.

Initiation à l'escalade

Photos Gilbert MASSABO



Le tracé
Il n'est jamais trop tard pour apprendre : c'est sous les conseils de notre "prof" Gilbert que Gilbert et moi avons pris notre première leçon d'escalade.
Nous avons remonté les gorges d'Oyans, puis le pierrier et la corniche en balcon pour arriver à la Baume. Nous gagnons la crête en passant sous et sur la Grande Arche.
Les choses sérieuses commencent : une première descente en rappel d'une quinzaine de mètres, de là, à travers les buis nous cherchons l'entrée de la grotte qui nous conduit vers une fenêtre au milieu de la paroi.
C'est à ce moment là que l'adrénaline commence à monter, au moment où il faut se pencher en arrière et que dessous il y a quarante mètres de falaise à pic, voir en dévers. Le dernier rappel est un peu moins long
 et moins impressionnant.  Le retour se fait par le sentier de montée.